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Écrire l’égalité filles/garçons : 40 ateliers en classe PAPS

  • Photo du rédacteur: Vincent Pessama
    Vincent Pessama
  • il y a 9 minutes
  • 2 min de lecture

Les classes PAPS (Pôle d’Accompagnement à la Persévérance Scolaire) accueillent des lycéennes et des lycéens en situation de décrochage ou de fragilité dans leur parcours, afin de leur offrir un cadre adapté pour renouer avec les apprentissages. Le projet d’ateliers d’écriture « Jeunes plumes » est financé par la Région Nouvelle-Aquitaine et porté par le Labo des histoires.


Cette deuxième édition a été, pour moi, bien plus qu’une simple mission d’intervenant : une traversée humaine, poétique et politique autour d’un thème essentiel, l’égalité entre les filles et les garçons.


De décembre 2025 à mars 2026, j’ai sillonné les routes pour intervenir dans les lycées de Bayonne, Dax, Mont-de-Marsan, Agen, Marmande, Libourne, Sainte-Foy-la-Grande, Cenon et Périgueux, accompagnant des jeunes dans une exploration sensible et créative de cette question.


Écrire l’égalité au cœur des lycées


Chaque classe a bénéficié d’un cycle de quatre ateliers de deux heures, soit huit heures au total, pour apprivoiser l’écriture créative et se l’approprier comme espace d’expression et de réflexion.


L’année précédente, un premier dispositif, déjà porté par le Labo des histoires en Nouvelle-Aquitaine, proposait aux lycéens de travailler sur le thème de la « confiance face à l’avenir ». Cette nouvelle édition a conservé la même architecture (cycles d’ateliers, accompagnement pédagogique, mise en valeur des textes), tout en déplaçant le projecteur vers une thématique tout aussi cruciale : l’égalité filles/garçons.


Entrer dans les classes avec un thème délicat


Arriver dans un lycée avec un atelier d’écriture sur l’égalité filles/garçons, ce n’est pas seulement proposer un exercice littéraire. C’est ouvrir un espace où se rencontrent des vécus, des stéréotypes, des blessures parfois, mais aussi des prises de conscience et des élans de révolte ou de tendresse.


L’atelier d’écriture n’est pas un cours de morale ni un débat sociologique, mais un laboratoire d’histoires, de voix, de points de vue. Nous avons donc travaillé autour des ressentis, des situations vécues, des micro-scènes du quotidien, en utilisant la musique comme déclencheur créatif.



Quand l’écriture devient levier de confiance


Ce dispositif s’inscrit dans le cadre de la persévérance scolaire. Il s’adresse à des jeunes qui, pour beaucoup, ont pris de la distance avec l’école, parfois par lassitude, parfois par sentiment d’échec ou de marginalisation.


L’écriture, dans ce contexte, devient un espace de réconciliation possible avec la langue et avec soi-même. On ne demande pas de « bien écrire », mais d’écrire vrai, de chercher les bons mots, de tester des formes, d’oser la poésie et le monologue intérieur.


Malgré leurs difficultés, un fil rouge relie tous les élèves : le besoin d’être écoutés sans jugement, le plaisir de se surprendre à écrire « mieux qu’on ne pensait », et l’envie de laisser une trace, un texte qui compte.


Voir certains élèves, réticents au début, finir par demander quelques minutes de plus pour terminer un texte restera un de mes plus beaux indicateurs de réussite.




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